Description :
Oscura Luce exprime une idée de passage, un mouvement qui nous conduit du vestibule de l’enfer à la lumière « éternellement une », béatitude paradisiaque. Le texte utilisé consiste en trois brefs extraits d’un chant, choisis dans chacune des trois parties de la Divine Comédie de Dante (Enfer, Purgatoire, Paradis). Le procédé compositionnel est initié avec l’alternance d’une cellule simple – un trémolo au 1/4 de ton – et de sa « résolution » – une note tenue. Toute la pièce découle de l’alternance et du mélange de ces deux états, l’un d’excitation et l’autre statique. La contrainte d’une écriture à quatre voix non divisées a favorisé une réflexion sur les rapports harmoniques et mélodiques possibles, sources du discours musical de la pièce. Ainsi, relativement à la dualité mouvement/arrêt, une relative simplicité du développement conduit d’un unisson (Ré) à un autre (Fa) puis un troisième (La). D’un point à un autre la conduite mélodique/harmonique opère une suite de trajets, de chemins, où la parole va se dissoudre dans la répétition des phonèmes pour se reconstruire et devenir solennelle.